Hum…Je n'écris plus assez. C'est une sensation désagréable, un retour au rien, un calme plat…
Ce n'est pas si désagréable en fait. C'est particulier, un vide accueillant. Une invite à disparaître…
Un repos terrifiant.
Ce n'est jamais simple de détricoter un nœud, pourtant quel nœud dois-je défaire à cette heure. Le nœud d'une vie, pour passer à ce qui pourrait arriver, pour laisser la place, offrir une chaise vide…
J'ai longtemps cru qu'il fallait avoir un bon repas pour inviter. Pourtant, quoi que ce soit, il y a toujours à partager. L'invitation ne s'adresse pas aux personnes que nous attendons. L'invitation est toujours à notre propre adresse, elle va contre la difficulté de l'homme à laisser une place vide. Il n'y a pas de place pour l'autre dans notre attente, il n'y a pas de vie lorsque les chaises qu'on croit vides sont hantées par ses spectres. Il n'y a que la solitude.
A table, il ne suffit que d'une place libre pour que l'inconnu s'y installe.
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