samedi 22 août 2009

Voici quelques lignes, rédigées il y a bien sept ou huit ans, que je n'ai presque pas remanié, pour qu'elles me plaisent. Comme dans la majorité de ce que je peux écrire, il n'y a pas de titre. Si quelqu'un à des propositions à faire…

Tes mains libres
laissent caresser ton corps,
comme est la vie,
en mille scintillements,
une vague sur un brisant.

Laisses à l'homme,
par le parfum de tes mots,
le choix d'être ivre ou vivant.

Laisses à mon cœur,
le temps de respirer une fois,
quand battent tes paupière,
le souffle délicat.

Ce deuxième texte date d'il y a encore plus longtemps, mais je ne me souviens plus exactement. Du lycée surement

La nef accoste et tous y montent.
L'ours et l'homme, les margoulins et les pingouins,
les images et les montagnes,
le caléidoscope d'une vie multicolore,
rose ou bleu, blanc parfois, souvent noir,
cet arc-en-ciel de la dérision et de l'espoir.
Tous s'installent dans le vaisseau,
car il est grand et confortable
comme une maison de fou.
Dans ce navire il n'y a pas de capitaine
et s'il coule, personne ne se noie.
C'est l'immense barque des histoires
qui nous mènent en bateaux,
du sage au lourdaud.
Tout le monde vogue sur les flots
des pages du roman que se font nos cerveaux,
mêlant la poudre d'ange au terreau,
l'horrible et le superbe,
les fictions qui torturent notre raison,
du premier pleure jusqu'au tombeau.


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