Voici quelques lignes, rédigées il y a bien sept ou huit ans, que je n'ai presque pas remanié, pour qu'elles me plaisent. Comme dans la majorité de ce que je peux écrire, il n'y a pas de titre. Si quelqu'un à des propositions à faire…
Tes mains libres
laissent caresser ton corps,
comme est la vie,
en mille scintillements,
une vague sur un brisant.
Laisses à l'homme,
par le parfum de tes mots,
le choix d'être ivre ou vivant.
Laisses à mon cœur,
le temps de respirer une fois,
quand battent tes paupière,
le souffle délicat.
Ce deuxième texte date d'il y a encore plus longtemps, mais je ne me souviens plus exactement. Du lycée surement…
La nef accoste et tous y montent.
L'ours et l'homme, les margoulins et les pingouins,
les images et les montagnes,
le caléidoscope d'une vie multicolore,
rose ou bleu, blanc parfois, souvent noir,
cet arc-en-ciel de la dérision et de l'espoir.
Tous s'installent dans le vaisseau,
car il est grand et confortable
comme une maison de fou.
Dans ce navire il n'y a pas de capitaine
et s'il coule, personne ne se noie.
C'est l'immense barque des histoires
qui nous mènent en bateaux,
du sage au lourdaud.
Tout le monde vogue sur les flots
des pages du roman que se font nos cerveaux,
mêlant la poudre d'ange au terreau,
l'horrible et le superbe,
les fictions qui torturent notre raison,
du premier pleure jusqu'au tombeau.
samedi 22 août 2009
samedi 1 août 2009
Prose au désir
Lors d'une journée calme, tanné par le soleil, ébloui par les femmes... Un peu comme aujourd'hui.
Le pavé est un soleil qui chauffe les jupes au coeur
Fait de cette pierre, niais et béat, je regarde le ciel
J'y cherche, dardant philosophe, le vrai et le bonheur
Mais à vos pieds, auréolé comme une chaussée, ma foi s'éveille
Chérubins de peu de moeurs, vos talons
Ajournent, en moi, la raison en persienne
Y filtre, stigmates des piétés de jupons
Une lumière en dentelle bohémienne
L'asphalte en linceul, je suis crucifié
Vos anges frisés pavanent d'un sourire biais
Lorsque mes yeux admirent par le bas
Les tendres papillons qui se déploient
Échaudé, bitume sans molasse
Hume le vent, moite et délicat
Nourrit d'épices et de mélasse
Entre les jambes nues, m'invite au débat
Long lézard, je me prélasse
Le ventre offert à vos pinailles
Sur le goudron, brûlant de piétonnes
L'air qui suffoque en mirage
Offre aux yeux de la rue polissonne
Un autel en miroir où je prie
A la gloire de fluettes lingeries
Le pavé est un soleil qui chauffe les jupes au coeur
Fait de cette pierre, niais et béat, je regarde le ciel
J'y cherche, dardant philosophe, le vrai et le bonheur
Mais à vos pieds, auréolé comme une chaussée, ma foi s'éveille
Chérubins de peu de moeurs, vos talons
Ajournent, en moi, la raison en persienne
Y filtre, stigmates des piétés de jupons
Une lumière en dentelle bohémienne
L'asphalte en linceul, je suis crucifié
Vos anges frisés pavanent d'un sourire biais
Lorsque mes yeux admirent par le bas
Les tendres papillons qui se déploient
Échaudé, bitume sans molasse
Hume le vent, moite et délicat
Nourrit d'épices et de mélasse
Entre les jambes nues, m'invite au débat
Long lézard, je me prélasse
Le ventre offert à vos pinailles
Sur le goudron, brûlant de piétonnes
L'air qui suffoque en mirage
Offre aux yeux de la rue polissonne
Un autel en miroir où je prie
A la gloire de fluettes lingeries
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