Dans la pièce creuse, teintée d'accords
résonnent les harmonies d'un autre lieu.
D'un bleu mouchardé, le ciel
accompagne la paresse.
Les pauvres lueurs de l'automne
parviennent à esquisser sur le sol
vert, de grandes flaques d'ombres.
Milles brins de laines
dansent sous les pieds,
un Van Gogh à terre,
comme de l'herbe folle.
Le noir limé du canapé accroche
les petites lumières naïves
perdues dans mon appartement.
Quelques belles boites de chaussures
s'expriment sous la fenêtre,
les babioles de la vie s'entassent,
comme une solitude,
sur un meuble d'appoint.
Au milieu trône un vestige de l'enfance,
une table à quatre pieds,
elle a la fragilité de l'insouciance.
Si l'on se rapproche, apparaissent
la veine du bois et,
gravé dans la matière,
les innombrables signatures
des êtres chères.
Sur le plateau, peint
on ne sait pourquoi,
est posé un cendrier volé,
d'un hôtel à deux sous.
Son verre bleu est poli,
les cendres neiges
que tu as laissé
forment un tapis
blanc.
J'ai jeté le mégot, pour que tu disparaisses.
Il ne reste qu'une pièce vide,
celle qui m'habite,
teintée d'accords,
et qui résonnent
de l'harmonie d'un autre lieu,
où tout est témoin
de ton absence qui se dessine
en creux.
résonnent les harmonies d'un autre lieu.
D'un bleu mouchardé, le ciel
accompagne la paresse.
Les pauvres lueurs de l'automne
parviennent à esquisser sur le sol
vert, de grandes flaques d'ombres.
Milles brins de laines
dansent sous les pieds,
un Van Gogh à terre,
comme de l'herbe folle.
Le noir limé du canapé accroche
les petites lumières naïves
perdues dans mon appartement.
Quelques belles boites de chaussures
s'expriment sous la fenêtre,
les babioles de la vie s'entassent,
comme une solitude,
sur un meuble d'appoint.
Au milieu trône un vestige de l'enfance,
une table à quatre pieds,
elle a la fragilité de l'insouciance.
Si l'on se rapproche, apparaissent
la veine du bois et,
gravé dans la matière,
les innombrables signatures
des êtres chères.
Sur le plateau, peint
on ne sait pourquoi,
est posé un cendrier volé,
d'un hôtel à deux sous.
Son verre bleu est poli,
les cendres neiges
que tu as laissé
forment un tapis
blanc.
J'ai jeté le mégot, pour que tu disparaisses.
Il ne reste qu'une pièce vide,
celle qui m'habite,
teintée d'accords,
et qui résonnent
de l'harmonie d'un autre lieu,
où tout est témoin
de ton absence qui se dessine
en creux.
