lundi 19 avril 2010

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Mon ex décroche, de sa petite voix mielleuse pleine de promesses, de sa petite voix qui glisse et saoule, de sa petite voix qui est une liqueur. Je l'entend parler et j'échappe un souvenir, ce genre de souvenir dont il ne faut pas se souvenir quand on doit aller au tableau. Elle le sait sûrement, cette femme me rend fou.


On papote, on échange les banalités d'usage et la conversation finit par :
- « partouze ? »
- « Ok »
- « Hahaha, je savais bien que tu allais répondre ça. »

Mais son ok ne ressemble pas à une blague. Elle vient de m'inviter dans son chez soi. Et son chez soi est un palais. Personne ne refuse une telle invitation, peu de personnes sont invités. Je suis un privilégié, avec un écrivain qui a écrit un bouquin qui porte son prénom et qui la courtise depuis bientôt un an. Il sait sûrement qu'il est invité, elle lui a laissé un petit carton rose parfumé de fantasmes qu'il lui a savamment enfourné dans le crâne, comme on gave une oie. C'est drôle, quand elle en parle, son foie ne bouge pas, ce sont ses cuisses qui tressaillent.

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