En essayant de reconstruire le fils de l'histoire, je me remémore notre premier film, l'essayage avant le restaurant, ta robe, tes longues jambes, ta silhouette si féminine.
Je me remémore notre premier repas, et celui d'avant.
Notre premier baisé qui suivit, et celui d'avant, tout autant.
Je revois le matelas parterre, et ce quidam qui parlait. Tes lèvres.
Il y a Paris, comment j'ai gâché le début de notre soirée. Notre ballade sur les Champs, notre engueulade autour d'un burger. J'étais encore persuadé que j'allais te quitter. Au moins pendant une seconde.Je me remémore notre premier repas, et celui d'avant.
Notre premier baisé qui suivit, et celui d'avant, tout autant.
Je revois le matelas parterre, et ce quidam qui parlait. Tes lèvres.
Bien avant il y a tes pas dans l'escalier, tes rires, tes cris étouffés au travers du plancher Je m'arrête devant ta porte et j'écoute en retenant mon souffle. Je ne sais pas si je peux m'immiscer dans ta vie, j'hésite, j'ai le cœur qui s'affole un moment, j'attends d'avoir le courage... et je remonte, le plus discrètement possible.
Mais le courage pour quoi ?
Je me souviens cette peur. Peur de donner, d'apparaître comme je suis. Être découvert, mis à nu, et rejeté...
Et il y a eu les pleures, les cris, les quelques coups aussi. Ta colère, ma rage...
Il y a moi, vivant dans tout cela, bien plus que jamais, qui apprend de cette énergie magnifique et moribonde, qui apprend de toi.
Il y a eu toutes ces choses et toutes les autres au goût sucré. Il y a ton corps et ton désir.
Seulement le présent indélébile et heureux, ton image parfumée, cette chose violente qui bat en moi à tes cotés.

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