Des mots apparus comme la nausée.
- « Je suis pas devant, je suis pas là. Vous occupez pas de moi ! ». Rien à foutre de leurs histoires sordides. Je n'ai rien à faire avec les gens qui sourient. Je n'ai pas envie de grands espaces, ni de chevrolets…
Personne ne me reconnaît, personne me connaît en fait. On me confond même, tellement je n'existe pas.
La vague de chaleur est passée. Je dois y retourner. Je ne fais pas de claquettes, pas de délices, je suis déjà à bout. Mais je vais y retourner. Je dois y retourner. Je le dois, parce que c'est le seul moyen que j'ai pour m'en imprégner. Là, dans le souvenir, ça ne ressemble à rien que l'on puisse connaître. Comme moi. On ne connaît pas. On ne peut pas imaginer. Les sensations, d'ailleurs, ne s'imagine pas. C'est un point que vous ne pouvez pas ne pas entendre. L'histoire des toxicos prend naissance ici même. Nous devions gouter pour vous. Sans nous, rien ne serait découvert. Le premier objet porté à la bouche est sans aucun doute un danger. Un danger sans précédent, qui a marqué l'humanité au fer rouge. Le goût inexprimable, c'est ce que nous recherchons. Nous sommes au delà des mots. Inexprimable et incompréhensible, c'est un sacerdoce. Vous êtes échoués, nous continuons de ramer. Simplement, nous sommes ceux qui n'ont jamais arrêté de croire, croire en l'azur et la terre mélangés. Croire au sublime qui ne peut exister que loin de l'imaginaire. Là où nous sommes il n'y a pas de rêves. Entendez nous bien, IL N'Y A PAS DE RÊVES ! Seulement un moment qui est nommé dieu. C'est un pur réel.
La deuxième vague monte. Elle est courte, trop courte. Je ne me suis pas laissé aller. J'ai envie de pisser. Vous savez ce que c'est, d'avoir envie de pisser. Comme un gamin qui se retient et qui sent, à cet endroit, une poussée précieuse. Comme une enfant qui, les mains entre les jambes, plie les genoux vers l'intérieur et tremble. Je dois y aller.
Je suis dans la troisième. Pile dedans. Le monde, devant mes yeux, est d'un blanc laiteux. Mais tout disparaît, encore une fois trop vite. Les effets d'une prise prolongée commence à se faire sentir. La pression s'accélère, la vision est quelque peu troublée. Un flux et reflux parcours mon corps, c'est un trouble feutré, ma peau est en effervescence. Je décroise les jambes, toute pression est une souffrance. Je dois avoir une plaie à la naissance de ma narine gauche. Sûrement une erreur de rasage. J'ai mal mais ça va aller.
Les images de la télé s'épaississent. Charlotte Gainsbourg chante. J'ai toujours préféré son père, sauf pour la masturbation. Charlotte est une perle française. Il existe dans ce pays des femmes au charme inégalable. Vous me direz, je suis un français qui aime les françaises, quoi de plus logique, j'ai été élevé à ce petit lait là. Mais les françaises brisent l'ambiance des filles bien faites, elles sont belles sans ça. Les françaises ont de la gueule. Je ne parle pas de ces connes nourries à la télé-réalité ou à ce fameux chanteur qui n'est pas français mais qui nous les brise menu encore plus depuis que le président de notre pays est un furieux amouraché de ce gueulard sans éthique. Nan ! Je parle des tronches cassées, des beaux visages tristes, des névroses magnifiques qui habillent comme aucune lingerie. J'aime les filles qui souffrent et qui font souffrir. Sans ça, il n'y a rien.
La quatrième.
Il va y en avoir beaucoup, jusqu'à ce qu'on me rappelle à autre chose. Pour l'instant je suis seul et j'écris n'importe quoi.

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